Le vapotage est une passerelle vers une vie sans tabac !

Les premiers résultats d’une étude de l’Inserm dans le cadre du programme dit « PETAL » viennent d’être dévoilés. Ses conclusions réfutent l’idée que le vapotage soit une porte d’entrée vers le tabagisme. Quelques médias nationaux s’en sont fait l’écho sans toutefois pousser l’analyse au-delà que nécessaire. Jean-Yves Nau va plus loin dans son post du jour, que nous vous invitons à découvrir ici.

Jean-Yves Nau nous rappelle qu’il y a 5 ans était lancé le « Programme national de réduction du tabagisme » par Marisol Touraine et livre une très bonne analyse du déni gouvernemental qui sévit depuis lors, quant au traitement de la cigarette électronique dans la réduction des risques liés au tabagisme. S’appuyant sur les premiers résultats de PETAL, il explique pourquoi l’argument “passerelle vers le tabac” n’a pas (ou plus) de raison d’être invoqué face au fléau du tabagisme.

Il est vrai que si l’on reprend le dossier de presse PNRT du 25 septembre 2014, on peut y lire page 8 : “Entre un et deux millions de personnes utiliseraient quotidiennement la cigarette électronique. Chez les jeunes, l’usage de la cigarette électronique est une porte d’entrée vers le tabagisme.” Est et non pas “serait”… Une affirmation péremptoire et sans fondement aucun, qui outrepasse largement le sacro-saint “principe de précaution” brandit systématiquement par les autorités de santé. Et qui hélas constitue encore un frein dans l’usage de la vape comme moyen efficace de sevrage.

Il aura donc fallu 5 ans et le programme PETAL (Programme d’Etudes sur le Tabagisme des Adolescents en vue de sa Limitation) pour écarter l’hypothèse d’une porte d’entrée du vapotage dans le tabagisme. Les jeunes de 17 ans qui testent la cigarette électronique ont déjà expérimenté le tabac auparavant. C’est toujours le tabac qui vient en premier et pas l’inverse.’’

Ce programme qui a pour but de “mieux comprendre les comportements liés au tabagisme des jeunes Français” et dont l’objectif  “est de documenter l’efficacité et l’équité de politiques publiques de lutte contre le tabagisme des jeunes et d’identifier des opportunités d’interventions pour le futur ainsi que de “mobiliser des méthodes statistiques robustes afin de produire les résultats les plus justes possibles au regard des données disponibles actuellement” n’a pourtant débuté qu’en novembre 2017, plus de 3 ans après le PNRT.

Financé pendant une période de 24 mois par La Ligue contre le cancer et l’Institut national du cancer (INCA), l’on ose espérer que ses conclusions seront jugées suffisamment “respectables” pour être enfin entendues par les autorités ministérielles et gouvernementales.

Il sera alors peut-être possible de rectifier les deux premiers axes du PNRT de 2014* en abrogeant le point no 4 de l’axe 1, au profit d’un nouveau point phare que l’on pourrait mettre dans l’axe 2 : “Promouvoir la cigarette électronique comme outil efficace de sevrage”.

Pour rappel, les mentions actuelles sont :
Axe 1 – Pour protéger les jeunes et éviter l’entrée dans le tabagisme

  1. Adopter les paquets de cigarettes neutres pour les rendre moins attractifs
  2. Interdire de fumer en voiture en présence d’enfants de moins de 12 ans
  3. Rendre non fumeurs les espaces publics de jeux pour enfants
  4. Encadrer la publicité pour les cigarettes électroniques et interdire le vapotage dans certains lieux publics

Axe 2 – Pour aider les fumeurs à arrêter de fumer

5. Diffuser massivement une campagne d’information choc
6. Impliquer davantage les médecins traitants dans la lutte contre le tabagisme
7. Améliorer le remboursement du sevrage tabagique


Crédit photo : http://vaping360.com/

Magali EGLER - Chargée de communication, le 4 février 2019
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